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  • Photo du rédacteurMlle Miroir d'Equinoxe

C'est moi. Faut faire avec

Que c'est compliqué les mots... Il faut utiliser les bons pour ne pas froisser les susceptibilités, éviter d'en faire des jeux quand les récepteurs ne sont pas caler sur votre fréquence, ne surtout pas prendre des tordus des fois que ça soit mal compris, les choisir soigneusement pour faire passer l'idée exacte, ne pas oublier de s'en servir pour éviter les malentendus, mais quand même faire attention à celui choisi parce que sinon ça devient compliqué....

Pour les gens comme moi, qui ont du mal à choisir et pour qui chaque mot a un sens très précis, la langue française avec ses milliers d'entrée est une torture : comment choisir le bon ? Celui qui transcrira très précisément l'idée ou l'émotion que j'essaye de partager ?

En ce moment, j'écris peu ici, Parce que je dois écrire LA chronique. Celle qui met la press'. Celle qui doit transmettre exactement et au bon moment l'embrouillamini émotionnel qui me sert de cerveau. Celle qui sera lue devant beaucoup trop de gens et au cours d'un moment essentiel dans la vie d'une de mes Autres... Autant vous dire que je l'ai réécrite 78 fois, que j'ai changé 43 fois les paragraphes, imaginé 18 façons de discourir et qu'au final, je dois choisir les élus sémantiques pour être sûre que cela fasse la seule et unique chronique...


Je ne réfléchis jamais autant quand j'écris. D'ailleurs hormis pour raisons professionnelles je ne réfléchis même quasiment jamais quand j'écris, cela sort tout seul de ma tête (ce qui me vaut souvent des boulettes, des frayeurs ou des étonnements) et cette vie sans filtre m'est indispensable dans le cadre perso parce que sinon, la cocotte explose de trop de réflexions et je n'arrive plus à avancer, à écrire, à parler.


Cette spontanéité du quotidien me met parfois en porte-à-faux avec les Autres, que je me mets mal à l'aise, que je sidère ou que je fais rire bien malencontreusement, et j'en profite pour leur dire que je suis vraiment navrée pour mon hystérie colorée, mais c'est grâce à ces moments de relâche que vous savez vraiment qui je suis à l'intérieur, et que j'arrive ensuite à prendre le temps de choisir chaque mot de ces chroniques.


Les mots font partie intégrante de ma vie, qu'ils vous choquent ou qu'ils vous fassent sourire, qu'ils sortent spontanément ou de manière réfléchie, aussi je vous prie de les accepter tels qu'ils ont été, tels qu'ils sont et tels qu'ils seront. Ils sont ce que je suis, je suis ce qu'ils sont.

C'est moi. Faut faire avec.

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